Air France : reprise du dialogue dans un climat "apaisé"

La direction d'Air France a reçu vendredi les deux principaux syndicats de pilotes, le SNPL et le SPA, quatre jours après les incidents qui ont émaillé le CCE de la compagnie. A la sortie, chacun a semblé vouloir joué l'apaisement.

(Le PDG d'Air-France KLM, Alexandre de Juniac, a reçu les syndicats au siège de l'entreprise © MaxPPP)

"Apaisé" , c'est l'adjectif employé aussi bien par le président du Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) que par des responsables d'Air France. Mais c'est à peu près tout ! Car personne n'a voulu livrer de précisions sur le contenu ou sur le calendrier des discussions.

 

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Seule certitude : la direction du groupe va recevoir, en ordre dispersé, les différents syndicats, dont ceux des personnels au sol, au cours de la semaine prochaine, pour des négociations bilatérales à chaque fois. Le message qu'elle cherche donc à faire passer est que sa porte reste ouverte, mais toujours en vue d'appliquer son plan initial, baptisé Perform 2020.

Air France veut redorer son image

Ce dernier prévoyait à la base une augmentation du temps de travail des pilotes de l'ordre de 17% sans hausse de salaire, même si l'effort demandé pourrait être au final un peu moins important. L'Etat, actionnaire, serait ainsi invité à faire un petit geste financier au sujet de la "taxe Chirac" sur les billets d'avions, dont Air France fournit actuellement les trois-quarts des recettes, soit environ 60 millions d'euros par an. 

En attendant, Air France rappelle ce vendredi que les incidents de lundi dernier ne représentent "pas le vrai visage" de la compagnie. Dans un communiqué accompagné d'une vidéo (dans laquelle apparaît Xavier Broseta, le DRH agressé par des salariés), l'entreprise précise à ses clients que "dans un monde extrêmement concurrentiel, Air France doit prendre des mesures courageuses afin d'assurer son avenir".