Raphaël Glucksmann empêché de manifester à Saint-Étienne pour le 1er-Mai : condamnation à gauche, indignation à droite

Plusieurs politiques de tous bords n'ont pas tardé à réagir après l'exfiltration du candidat PS-Place publique aux européennes de la manifestation du 1er-Mai à Saint-Étienne, dans la Loire.
Article rédigé par franceinfo
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Raphaël Glucksmann, candidat PS-Place publique aux européennes, en train d'être exfiltré de la manifestation du 1er-Mai à Saint-Etienne (Loire). (VERO MARTIN / HANS LUCAS)

Les réactions politiques se multiplient, notamment à gauche, après l'éviction de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique aux élections européennes, lors du défilé du 1er-Mai organisé à Saint-Étienne (Loire). "En démocratie, tout le monde a le droit de manifester", rappelle, sur le réseau social X, Manon Aubry, tête de liste insoumise, qui ajoute : "Je déplore que Raphaël Glucksmann en ait été empêché et réprouve ces méthodes qui ne sont pas les nôtres."

Pour l'écologiste Sandrine Rousseau, "nous devons être capables de défiler, de débattre en respect de nos différences et de nos divergences. La gauche et l'écologie doivent être à la hauteur de l'enjeu politique du moment. Ce que nous montrons là est l'inverse."

Jean-Luc Mélenchon affirme, lui, "désapprouver totalement cette expulsion", reprochant toutefois au candidat PS-PP d'accuser les militants insoumis. "Cette expulsion fournit une diversion médiatique contre le 1er mai et un rôle de victime à Glucksmann qui en profite pour nous accuser. L'ennemi, c'est l'extrême droite". "Si des gens pourraient trouver ça rigolo, je leur dis que ça fait le jeu de l'extrême droite et du gouvernement", a dénoncé sur franceinfo le député LFI Alexis Corbière. "Il faut être uni et ce message est clair"

"Tout le monde [à La France insoumise] désapprouve totalement ce qu'il a subi ce matin. Je ne sais pas qui est à l'initiative de ça, mais en tout cas, ce qui a été fait n'a rien à voir avec la volonté de La France insoumise."

Alexis Corbière,député LFI

à franceinfo

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a pour sa part fustigé "tous les diviseurs [qui] jouent contre leur camp et montrent qu’ils partagent la même conception du débat que ceux qui le musèlent à coup d’interdictions. Quand l’EXD (extrême droite) culmine, c’est irresponsable. Les démocrates doivent condamner." "La conflictualisation à outrance et la colère attisée par certains portent leurs fruits. Voilà la société qu'ils nous proposent, ce n’est pas la nôtre", a cinglé Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, affichant son "total soutien" à Raphaël Glucksmann.

"Le débat oui, la violence non, a réagi Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF. Rien ne justifie que Raphaël Glucksmann ait été exclu d’une mobilisation ce premier mai à Saint-Étienne. Le mouvement social ne gagne rien à pratiquer l’oukase et l’exclusion."

Bellamy critique "la folie totalitaire" de "l'extrême gauche"

Au sein du gouvernement, de premières voix s'élèvent également pour dénoncer cette éviction. "Je me dresserai toujours contre toute forme de violence en politique", assure le Premier ministre Gabriel Attal. "La politique doit toujours se faire dans le respect de l'intégrité des personnes et donc je dénoncerai toujours ce type de comportement violent", a-t-il conclu.

Du côté de la droite, la tête de liste Les Républicains pour les Européennes, François-Xavier Bellamy, charge "l'extrême gauche" qui n'a "rien appris de son histoire", et à qui il ne manque que "le pouvoir pour retrouver la folie totalitaire". "Chaque jour montre combien la NUPES aura été une faute pour ceux qui se sont rangés derrière elle. Aucun désaccord ne justifie la violence : soutien à Raphaël Glucksmann", ajoute le candidat.

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