Vrai ou faux Les écoles maternelles et primaires sont-elles surchargées en France ?

Publié
Durée de la vidéo : 3 min
VRAI OU FAUX. Les écoles maternelles et primaires sont-elles surchargées en France ? -
VRAI OU FAUX. Les écoles maternelles et primaires sont-elles surchargées en France ? VRAI OU FAUX. Les écoles maternelles et primaires sont-elles surchargées en France ? - (franceinfo)
Article rédigé par franceinfo - A. Crouts, A. Gras, A. Cosqueric
France Télévisions
Depuis 2019, Emmanuel Macron promet de désengorger les classes des écoles maternelles et primaires sur l'ensemble du territoire. Le gouvernement a-t-il atteint son objectif de limiter à 24 le nombre d'enfants par classe à la rentrée ?

Depuis plusieurs années, Emmanuel Macron et son gouvernement promettent de mettre en place des classes "à taille humaine" à l'école primaire. Les classes de la grande section au CE1 doivent être limitées à 24 élèves, a réitéré Gabriel Attal en 2023.

Pourtant, dans une école maternelle de Drancy (Seine-Saint-Denis), la directrice explique qu'une enseignante doit faire classe à plus d'une trentaine d'enfants lorsque d'autres professeurs sont absents. Un sureffectif difficile à gérer, notamment à cause du manque de place. Les enfants souffrent également de cette surcharge, et les parents d’élèves s'inquiètent pour leur apprentissage.  

Des classes de moins en moins chargées 

À l'échelle du pays, 10,3% des classes de grande section (CP et CE1) comptaient encore 25 élèves ou plus en 2023, contre 26% en 2019. Les effectifs ont donc baissé depuis les annonces du président, notamment grâce à la baisse démographique. En cinq ans, le nombre d'élève a diminué de 320 000 dans les écoles.

En moyenne, les classes élémentaires sont composées de 19 enfants les pays membres de l'OCDE, contre 22 en France. En cause notamment, une natalité plus forte qu'ailleurs et moins d'enseignants. Même si les effectifs diminuent progressivement, l'objectif de limiter à 24 élèves les classes n'a pas été atteint.   

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.