24 élèves par classe jusqu'au CE1 : "C'est une mesure positive si celle-ci a un financement propre"

Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat d'enseignants SE-Unsa, réagissait sur franceinfo vendredi à la conférence de presse du président de la République, lors de laquelle Emmanuel Macron a annoncé vouloir limiter à 24 le nombre d'enfants par classe en grande section de maternelle.

Une classe à Strasbourg le 22 février 2019.
Une classe à Strasbourg le 22 février 2019. (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

Durant sa conférence de presse jeudi, Emmanuel Macron a annoncé vouloir limiter à 24 le nombre d'enfants par classe en grande section de maternelle, CP et CE1. "C'est une mesure positive si celle-ci a un financement propre et s'il y a des emplois qui sont dévolus, et si ce n'est pas une mesure qui se fait par redéploiement à l'intérieur du système éducatif", réagit vendredi 26 avril sur franceinfo Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat d'enseignants SE-Unsa.

"Il faut que cette mécanique-là s'arrête"

"Si le gouvernement ne va pas chercher les postes sur le collège et le lycée, qui sont déjà en situation très tendue, pour réaliser cette mesure, alors cette mesure sera positive", ajoute-t-il. "Au collège et au lycée, depuis deux ans, le gouvernement récupère des postes et donc surcharge les classes. Il faut que cette mécanique-là s'arrête", indique Stéphane Crochet. En 2019, le gouvernement a prévu de supprimer 2 650 postes dans les collèges et lycées publics et d'en créer 1 800 dans le primaire.

Stéphane Crochet a par ailleurs trouvé "un peu curieuse" la promesse d'Emmanuel Macron de ne plus "avoir d'ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures d'écoles sans l'accord du maire". "Notre tissu scolaire a toujours besoin d'être structuré, ce n'est jamais une chose facile", souligne le secrétaire général de SE-Unsa. L'encouragement à ne rien faire n'est pas nécessairement une bonne nouvelle. Un moratoire jusqu'à la fin du quinquennat, c'est aussi un encouragement à ne pas investir de la part des collectivités. Au contraire, on a besoin de continuer à avancer pour préparer un tissu scolaire qui puisse vivre 10 ou 20 ans."