Travail : la sieste en entreprise, bénéfique ?

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 20/05/2014Durée : 00h45

Voir la vidéo
avatar
franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Globalement, les salariés français sont démotivés, plus que les autres, à 38% alors que la moyenne est de 29% en Europe. Comment remotiver les salariés ? Peut-être en leur octroyant une sieste. En France, c'est tabou mais en Espagne ou au Japon c'est courant. scientifiquement, c'est prouvé, ça rend plus performant. Certaines entreprises l'ont bien compris.

Il y a ceux pour qui roupiller au travail est impossible.

Je ne me vois pas faire la sieste au bureau.

Ce n'est pas une bonne idée, on ne fait pas la sieste au bureau.

Il y a ceux qui ne s'en prive pas sans pour autant assumer totalement.

Je ferme la porte et les stores et voilà.

J'ai un bureau ouvert sur l'open space donc ils me voient ronfler, c'est terrible.

Très répandue en Espagne et au Japon, cette pratique reste taboue en France, associée à la fainéantise. Mais dans certaines entreprises, les mentalités changent. Ici, près de Lyon, un tiers des employés fait la sieste. Un espace a même été aménagé.

Je vais dormir 15 à 20 minutes, après j'ai quelques minutes de réveil difficile et après les batteries sont rechargées pour l'après-midi.

Un moment de repos après le déjeuner pour être plus efficace dans son travail. C'est aussi bénéfique pour l'entreprise. Les projets traités par des gens qui ont dormi ne sont pas moins traités bien au contraire.

Dans cette société, le patron est lui-même un adepte de la sieste. Il a décidé de la démocratiser.

Je me suis aperçu que des gens faisaient la sieste dans leur voiture ou en cachette dans leur bureau et je me suis dit qu'il était dommage de ne pas l'assumer. On a donc pris la décision d'assumer cette sieste.

Pari réussi, les employés ont l'air détendu. Dans cette entreprise près de Rouen, l'espace détente est vide.

Voici la salle de sieste.

La société est en redressement judiciaire depuis deux ans. Aujourd'hui, seul le patron s'autorise du repos.

Les employés se trouvent dans une configuration de stress, de fatigue, d'ambiance morose avec la crise et donc n'ont plus de le coeur à faire la sieste.

Face aux difficultés, la sieste redevient taboue, les employés culpabilisent. Mal vue mais apparemment utile, un Français sur cinq piquerait du nez en cachette au travail.

Le JT
Les autres sujets du JT