Témoin d'un acte de violence : pourquoi la non intervention ?

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Présenté parMarie Drucker

Diffusé le 25/04/2014Durée : 00h40

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franceinfoFrance Télévisions

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Une agression dans le métro en 2010. Un adolescent est brutalisé pour son téléphone portable. En arrière-plan, des passagers, des témoins qui partent en courant. Finalement, un homme se ravise et vient au secours de la victime. Intervenir ou laisser faire ? La question ou plutôt le dilemme.

Parfois vous avez une personne ultra violente, qui fait peur, on se dit : "si je bouge, je risque ma vie aussi". On hésite à sauver une personne ou à se mettre en danger.

Vous comprenez que des personnes puissent ne pas intervenir.

Non, je ne comprends pas. Parce que si je me fais agresser, j'aimerais que la personne en face de moi m'aide.

Indifférence face à la violence, passivité des témoins. Un phénomène que les chercheurs ont étudié depuis les années 60 et un fait-divers marquant. Aux Etats-Unis, en 1964, une jeune femme, Kitty Genovese, est violée et tuée. 38 personnes ont assisté au crime sans rien faire. Le réalisateur français Lucas Belvaux en a fait un film.

Un témoins qui se tait, c'est un salaud. 38, ça devient Monsieur Tout le monde.

Un film pour sensibiliser.

Parfois, il suffit de dire: "stop, arrêtez", s'approcher, faire un pas, sortir son téléphone, appeler la police. Il suffirait qu'une seule personne se Ieve dans le métro pour que les autres accompagnent.

Pourquoi dans certains cas, il n'y a personne pour réagir ? C'est que les chercheurs appellent "l'effet du passant". Contrairement à ce qu'on pense, plus on est nombreux face à une agression, moins on agit.

Chacun pense que quelqu'un d'autre va intervenir. Ce qui serait simple à faire pour un témoin, c'est se tourner vers les autres témoins, et non pas aller directement vers l'agresseur. Essayer de recruter d'autres témoins pour intervenir à plusieurs.

Les sociologues s'accordent à dire que l'individualisme moderne, a largement amplifié un phénomène déjà ancien.

Le pas en arrière du nouveau ministre de l'Education nationale. Benoît Hamon a annoncé aujourd'hui des assouplissements sur la réforme des rythmes scolaires.

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