Violences conjugales : hausse de 36% des plaintes pendant le confinement, baisse du nombre de féminicides

Les autorités redoutaient une hausse des féminicides, mais ce sont surtout les plaintes qui sont en hausse. Le point avec Jean Chamoulaud en plateau.

Un meurtre tous les trois jours, 150 femmes tuées... Chaque année, entre 120 et 130 femmes sont tuées. Des chiffres qui montrent une réalité glaçante parce qu'une plainte sur trois n'est pas communiquée à la justice, et pour celles qui le sont, 80% sont classées sans suite. Y a-t-il des traits ou points communs entre les profils des agresseurs ? "Dans neuf féminicides sur 10, il y avait des antécédents de violence physique ou psychologique, voire les deux. Et près d'une victime sur deux s'était déjà signalée aux forces de l'ordre, preuve que les coups étaient réguliers", détaille Jean Chamoulaud, notre journaliste.

Plus de plaintes, moins de féminicides

Un homme sur quatre responsables aurait consommé de l'alcool, et 40% des hommes auraient tenté de se suicider ou l'auraient fait après le meurtre, peut-on apprendre. Pendant le confinement, il y a eu 26% de plaintes supplémentaires liées à des violences conjugales mais une baisse des féminicides pendant ce confinement. À noter que le système de signalement dans les lieux de vie sera maintenu.

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Une affiche contre les fémincides, le 5 septembre 2019.
Une affiche contre les fémincides, le 5 septembre 2019. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)