Féminicide à Mérignac : le drame aurait-il pu être évité ?

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Féminicide à Mérignac : le drame aurait-il pu être évité ?
France 3
Article rédigé par
S. Desjars, B. Thomas, L. Saadi - France 3
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Mercredi 5 mai, une marche a réuni plusieurs centaines de personnes à Mérignac (Gironde) en hommage à Chahinez Boutaa, 31 ans, mère de trois enfants, assassinée en pleine rue par son époux. Ce dernier avait déjà été condamné pour violences conjugales.

Une jeune femme de 31 ans, mère de trois enfants, a été brûlée vive mardi 4 mai, par son mari, devant son domicile à Mérignac (Gironde). L’homme était récidiviste et a violé son sursis probatoire. Il avait l’obligation de se soigner et surtout l’interdiction d’approcher son épouse et son domicile depuis qu’il était sorti de prison il y a quelques mois. Une des amies de la victime témoigne du calvaire qu’elle subissait : "il a déjà été condamné au mois de juin, il a essayé de l’étrangler, il a eu quatre mois de prison, il est ressorti, ni bracelet, ni rien du tout. On l’a lâché et puis il était derrière elle. C’était des menaces, il la suivait à l’école, il la suivait partout", raconte-t-elle.

La victime aurait pu avoir un téléphone grave danger

Libéré sous condition en décembre après six mois derrière les barreaux, Mounir Boutaa n’a pas été équipé d’un bracelet anti-rapprochement. Ce dispositif n’était pas encore déployé au moment de sa condamnation en juin dernier. En revanche, les associations affirment que la victime aurait pu se voir attribuer un téléphone grave danger, qui alerte directement les secours.

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