VIDEO. En Indre-et-Loire, un centre pour policiers dépressifs et suicidaires

Ils sont une cinquantaine de policiers, CRS ou agents de la BAC, à être suivis dans l'établissement de Courbat. 

T.PAGA, J.ABABSA / FRANCE 2

Quarante-trois policiers ont mis fin à leur jour depuis le début de l'année. Dans les rangs de la police, le taux de suicide est largement plus élevé est que la moyenne nationale. L'établissement de Courbat (Indre-et-Loire), un centre de santé géré par l'Association nationale d'action sociale pour le personnel du ministère de l'Intérieur (Anas), prend en charge les gardiens de la paix dépressifs. Ici, des anciens policiers aident leurs collègues à surmonter leur mal-être, leur dépression ou leur alcoolisme.

"La hiérarchie, elle est pesante"

Tous dénoncent la pression de la hiérarchie, indique France 2. "Par tous les moyens, ils nous mettent une pression, que ce soit sur les notes, les appréciations ou les services. On arrive le lendemain et on a changé de service", explique Jérôme, policier dans la brigade de nuit de Béziers. "La hiérarchie, elle est pesante, elle veut être mise au courant dans la minute", confiait l'année dernière à francetv info, René, un des rares officiers accueillis dans le centre.

Une trentaine de patients du Courbat en promenade sur les petites routes autour du centre, près de Tours (Indre-et-Loire), le 7 janvier 2013. 
Une trentaine de patients du Courbat en promenade sur les petites routes autour du centre, près de Tours (Indre-et-Loire), le 7 janvier 2013.  (SALOME LEGRAND / FRANCETV INFO)