L'éthylotest antidémarrage expérimenté dans trois départements

Les conducteurs sanctionnés pour ivresse pourront reprendre le volant s'ils installent un éthylotest antidémarrage. Les explications de France 3.

France 3

Déjà obligatoire dans les autocars, l'éthylotest antidémarrage est en ce moment expérimenté dans trois départements pour les conducteurs sanctionnés pour ivresse au volant. Ils pourront désormais récupérer leur permis s'ils installent ce système dans leur véhicule. Relié à l'unité centrale de la voiture, c'est ce petit boitier noir qui décide du démarrage du moteur. Une première vérification au départ, puis une seconde dans la demi-heure suivante. Avec l'éthylotest, impossible de prendre le volant en état d'ébriété.

1 700 euros l'éthylotest

À la préfecture du Nord, c'est une commission de médecins qui décident d'attribuer ou non ce dispositif. Les condamnés passent plusieurs tests. S'ils sont favorables, un premier permis provisoire avec éthylotest est proposé. Pour prévenir une rechute, le dispositif prévoit tout de même un suivi psychologique. Seule ombre au tableau : le coût pour l'usager. Environ 1 700 euros pour un éthylotest ou 90 euros par mois en location, sans compter la pose dans un garage agréé. La mesure se met en place progressivement. Si le test est jugé positif, la mesure sera appliquée en France dès le 1er janvier 2019.

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Au 1er septembre, les éthylotests antidémarrage deviennent obligatoires sur les bus et autocars. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)