Plan grand froid : le Samu social est "en ordre de marche pour éviter les tragédies"

Eric Pliez, président du Samu social de Paris, a annoncé, samedi sur franceinfo, l'augmentation du nombre de maraudes afin de faire face aux températures en baisse, à Paris.

Photo d\'illustration 
Photo d'illustration  (Samu social de Paris)

Le plan grand froid, déclenché lorsque les températures se situent entre 0 et -5°C la nuit, a été activé dans plusieurs départements. La Haute-Marne, la Marne, la Somme, la Seine-Maritime et la Moselle sont concernés par le niveau 1 du plan grand froid. Dans l'Oise, la préfecture a décidé de déclencher le niveau 2. En revanche, pas de plan grand froid pour Paris, malgré des températures très froides. Néanmoins, les équipes du Samu social de Paris sont déjà en "marche pour éviter les tragédies", a expliqué, samedi 31 décembre sur franceinfo, son président, Eric Pliez.

franceinfo : Pas de plan grand froid à Paris, mais des températures très froides. Arrivez-vous à faire face à la demande ?

C'est toujours difficile. On a constaté ces derniers mois une grosse augmentation des personnes qui nous appelaient. Cela représente plus 6% sur 45 départements. On voit bien qu'il y a une augmentation. On est mobilisés, autant les professionnels que les bénévoles. Ce plan grand froid n'est pas officiellement déclenché, mais nous sommes en ordre de marche pour éviter les tragédies.

Combien de personnes, faute de places, êtes-vous obligés de refuser ?

Les choses s'améliorent nettement. Il y a 1 200 places supplémentaires cet hiver. La moitié est déjà ouverte aujourd'hui. Les hôtels sont un recours pour les familles. On était, néanmoins pour Paris, sur une moyenne de 300 personnes que nous ne pouvions pas prendre en charge chaque jour. Aujourd'hui, il ne devrait pas y avoir de personnes qui reste à la rue.

Augmentez-vous la fréquence des maraudes ?

Il va y avoir plus de maraudes. Il y a un renfort avec les transports municipaux parisiens. Les accueils de jour parisiens resteront ouverts, en journée, ce week-end. Il y a aussi une cellule signalement. Par ailleurs, j'incite les particuliers à appeler quand ils voient quelqu'un en danger. Nous avons eu 196 signalements ces dernières 24 heures. C'est quasiment le triple de ce que nous avons habituellement. Les gens sont mobilisés.