Le plan grand froid se met en place pour protéger les sans domicile fixe

Plusieurs préfets dans les départements ont pris la décision de mettre en place le plan grand froid ces dernières semaines, à la suite de la baisse des températures. Comment ce dispositif fonctionne t-il ?

Des bénévoles du Samu Social effectuent une maraude, le 04 décembre 2008, à Paris. (Photo d\'illustration)
Des bénévoles du Samu Social effectuent une maraude, le 04 décembre 2008, à Paris. (Photo d'illustration) (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le plan grand froid a été déclenché dans plusieurs départements (Haute-Marne, Marne, Somme, Seine-Maritime,...), en raison de la vague de froid qui touche la France ces derniers jours. La décision se prend à l'échelon départemental, par chaque préfet, en discussion avec les associations. L'appréciation se fait en fonction du "ressenti" des relevés de températures, mais aussi de l'humidité, du vent, et d'autres indicateurs.

Avec ces températures, les personnes contraintes de dormir dans la rue se mettent en danger. Un sans domicile fixe a été retrouvé mort à Lyon vendredi 30 décembre. En 2016, le collectif "Les Morts de la Rue" a pu recenser 411 décès tout en précisant que le nombre exact est bien supérieur.

Un plan en trois étapes

Il y a trois niveaux de vigilance. Ils dépendent du relevé quotidien des températures en journée et le soir. Le niveau 1, dit "temps froid", est déclenché quand les températures sont positives la journée, mais entre 0 et -5 degrés la nuit. Le niveau 2, appelé "grand froid", intervient lorsque les températures sont négatives le jour et descendent entre -5 et -10 degrés la nuit. Le niveau 3, "froid extrême", signifie des températures négatives le jour et en dessous de -10 degrés la nuit. Ce niveau reste exceptionnel.

Dès le niveau 1 du plan grand froid, un dispositif se met en place pour venir en aide aux plus vulnérables et les mettre à l'abri. Les maraudes d'associations, comme la Croix Rouge, augmentent. Leurs équipes sont renforcées pour l'occasion. Il y a aussi plus de patrouilles de la police et de la gendarmerie. Les lieux d'accueil et d'hébergement d'urgence sont augmentés.

Chaque personne en détresse peut appeler le 115, dont les services sont renforcés. Sur franceinfo samedi 31 décembre, Eric Pliez, président du Samu social de Paris, a enjoint la population à se servir de la plateforme téléphonique du Samu social pour signaler toute personne en difficulté.