Au moins quatre lycées bloqués à Paris pour protester contre les expulsions d'élèves étrangers

Des élèves protestent contre les expulsions notamment de la Kosovare Leonarda, et d'un jeune Arménien samedi.

Des lycéens protestent contre les expulsions de leurs camarades étrangers, le 17 octobre 2013 devant le lycée Turgot, à Paris.
Des lycéens protestent contre les expulsions de leurs camarades étrangers, le 17 octobre 2013 devant le lycée Turgot, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'expulsion de Leonarda, 15 ans, que la police est allée chercher lors d'une sortie scolaire, a choqué de nombreux lycéens. Ils ont bloqué plusieurs établissements, jeudi 17 octobre à Paris, pour protester contre les expulsions d'élèves étrangers.

Les accès à quatre lycées, Maurice-Ravel, Hélène-Boucher, Charlemagne et Sophie-Germain, étaient bloqués et les entrées "filtrées" dans au moins deux autres établissements, les lycées Turgot et Voltaire, comme en témoignent des photos prises sur place et circulant sur les réseaux sociaux.

 

"Tout le monde a le droit à une éducation"

"J'ai des amis sans-papiers, je me mets à leur place, c'est inadmissible", explique Léo, 16 ans, du lycée Sophie Germain, au journaliste de francetv info présent sur place. Un rassemblement à Nation est prévu en fin de matinée.

Les lycéens réclament le retour de la collégienne kosovare Leonarda et celui de Khatchik Khachatryan, élève au lycée parisien Camille-Jenatzy, expulsé samedi vers l'Arménie.

"Le mot d'ordre, c'est de se mobiliser pour le retour des lycéens expulsés", a expliqué Steven Nassiri, porte-parole du syndicat lycéen FIDL, qui manifestait devant le lycée Charlemagne à Paris. "C'est inadmissible que sous un gouvernement de gauche, on doive montrer ses papiers pour entrer au lycée. Tout le monde a le droit à une éducation."