Le Conseil d'Etat valide la dissolution du CCIF et de BarakaCity par le gouvernement

Le gouvernement avait dissous les deux associations, décrites par le ministre de l'Intérieur comme des "officines islamistes" œuvrant "contre la République", fin 2020, après l'assassinat de Samuel Paty.

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La façade du Conseil d'Etat à Paris, le 26 mars 2021. (MAXPPP)

Le Conseil d'Etat a validé, vendredi 24 septembre, la dissolution par le gouvernement du Collectif contre l'islamophobie (CCIF) et de BarakaCity, intervenues fin 2020 après l'assassinat de Samuel Paty par un extrémiste islamiste tchétchène.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a salué, dans un tweet, la décision de la plus haute juridiction administrative, estimant que la lutte contre l'idéologie islamiste avait franchi "une étape décisive". De son côté, le CCIF (qui s'est pourtant auto-dissous en novembre 2020) a réagi. Il voit dans la décision du Conseil d'Etat une "dérive administrative" du gouvernement ouvrant "la voie vers le délit d'opinion". "Cette décision, tant par sa cible que ses motifs, marque un tournant majeur dans l'institutionnalisation de l'arbitraire politique et répressif en France", a réagi le CCIF dans un communiqué consulté par l'AFP.

Une plainte en diffamation avait également été déposée par le CCIF contre Gérald Darmanin en décembre 2020 devant la Cour de justice de la République (CJR). Le ministre avait décrit le collectif comme une "officine islamiste" œuvrant "contre la République" et contre laquelle il fallait "arrêter d'être naïf". Sefen Guez Guez, avocat des associations, avait à l'époque dénoncé des "calomnies" et "une dissolution uniquement politique".

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