Relaxe en appel du cardinal Barbarin : les parties civiles annoncent un pourvoi en cassation

Condamné en première instance pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles perpétrées par le prêtre Bernard Preynat, Philippe Barbarin a été relaxé en appel, jeudi. 

François Devaux, président de l\'association La parole libérée, au tribunal de Lyon, le 30 janvier 2020. 
François Devaux, président de l'association La parole libérée, au tribunal de Lyon, le 30 janvier 2020.  (JEFF PACHOUD / AFP)

Il y aura un troisième round judiciaire pour Philippe Barbarin. Les parties civiles au procès en appel du cardinal, relaxé jeudi 30 janvier à Lyon pour ses silences sur les agressions sexuelles perpétrées par le prêtre Robert Preynat, ont annoncé un pourvoi en cassation, par la voix d'un de leurs avocats.

En mars dernier, le tribunal correctionnel avait condamné le prélat de 69 ans à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agressions sexuelles commises par Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991. 

Condamné en première instance, le cardinal Philippe Barbarin avait fait appel. Et il a été relaxé, jeudi, pour ses silences sur les agissements du prêtre, ce qui représente un nouveau coup de tonnerre dans cette affaire symbole des défaillances de l'Eglise catholique face à la pédocriminalité. "Je n'ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles", a-t-il souvent répété, tandis que les victimes dénonçaient une "omerta" dictée par le Vatican.