Le Forum de l'Islam de France doit avoir des membres "élus", et non pas "désignés", plaide le recteur de la grande mosquée de Lyon

"Puisque nous sommes en démocratie, il faut aussi que l'Islam soit établi sur des bases démocratiques", plaide Kamel Kabtane.

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Radio France
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Le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, le 23 octobre 2020. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

Le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, "souhaite" que les membres du Forum de l'Islam de France (Forif) "ne puissent pas être désignés mais élus dans leurs départements". "Puisque nous sommes en démocratie, il faut aussi que l'Islam soit établi sur des bases démocratiques", a-t-il plaidé, samedi 5 février sur franceinfo, avant de participer à la première réunion du Forif, prévue le même jour. Mise sur pied par l'État, cette instance vise à obtenir une représentation plus efficace de la deuxième religion du pays.

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L'avènement du Forif, "lieu de dialogue et d'expression" pour celui qui est aussi le président du conseil des mosquées du Rhône, est l'occasion de tourner la page du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui était depuis 2003 l'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, mais a été miné par des luttes intestines.

Les femmes imames non conviées au Forif

"Nous avons été, à la mosquée de Lyon, fondateurs du CFCM", a souligné Kamel Kabtane. "En 2011, je me suis aperçu que tous les efforts que nous faisions étaient voués à l'échec, parce qu'il y avait un certain nombre de fédérations qui voulaient s'arroger le droit d'être les précurseurs d'un Islam qui était le leur", a-t-il ajouté.

Outre Kamel Kabtane, une centaine d'acteurs de terrain du culte musulman sont réunis ce jour dans les locaux du Conseil économique social et environnemental (Cese). Les femmes imames Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay, qui défendent l'imamat des femmes, n'ont, elles, pas été conviées. Pour lui, "il faut" que les femmes "soient partie prenante dans toutes les institutions religieuses. Ne disons pas aux musulmans de faire ce que les autres ne font pas", a-t-il toutefois lancé, citant la religion catholique où les femmes ne peuvent être ordonnées prêtres.

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