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Burkini : inquiet de "la tournure du débat public", le CFCM a été reçu par le ministre de l'Intérieur

 Les arrêtés ne doivent pas conduire à "des stigmatisations", estime Bernard Cazeneuve.

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France Télévisions
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Anouar Kbibech, president du CFCM, à la Grande mosquée de Paris, le 17 juin 2015. (JOEL SAGET / AFP)

Un débat nauséabond ? Le Conseil français du culte musulman (CFCM) "s'inquiète de la tournure prise par le débat public" autour du burkini. Il a demandé, mercredi 24 août à être reçu en "urgence" par Bernard Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur a accepté de recevoir ses représentants le jour-même.

A l'issue de la rencontre, Bernard Cazeneuve a déclaré, lors d'un rapide point presse, que les arrêtés ne doivent pas conduire à des "stigmatisations".

"Nous avons besoin d'actes d'apaisement"

"Il y a quelques jours, une femme a été verbalisée sur la plage de Cannes alors qu'elle portait un simple foulard en accompagnant juste ses enfants", avait souligné le président du CFCM, Anouar Kbibech, dans un communiqué. Cette mère de famille de 34 ans, qui a été invectivée par des passants au moment de son contrôle, selon un témoin, a annoncé mardi vouloir contester le PV qui lui a été dressé.

"Aujourd'hui même, nous découvrons des images de policiers obligeant une femme, sur la plage de Nice, à ôter une tunique alors qu'elle ne porte même pas un burkini, provoquant ainsi l'émoi de toutes les composantes de la communauté nationale", a ajouté le président du CFCM.

"Dans la situation difficile et critique que vit la France, au lendemain des attentats tragiques qui ont touché profondément le pays, le CFCM en appelle à la sagesse et à la responsabilité de chacun, poursuit-il. Aujourd'hui, nous avons plus besoin d'actes d'apaisement et de tolérance."


Polémique sur le "burkini" : Anouar Kbibech, président du CFCM

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