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Vidéo "Ressortir le Kärcher de la cave" : Valérie Pécresse affirme vouloir "reprendre le flambeau de la droite"

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Radio France

La candidate LR à la présidentielle, Valérie Pécresse, a déclaré dans un entretien à "La Provence", mercredi 5 janvier, vouloir "ressortir le Kärcher de la cave" pour "nettoyer les quartiers".

Valérie Pécresse assume ses propos sur le "Kärcher" qu'elle veut "ressortir de la cave". Invitée des "Matins présidentiels" de franceinfo lundi 10 janvier, la candidate LR à la présidentielle l'assure : "Je reprends le flambeau de la droite, d'une droite qui sera contrairement à Emmanuel Macron dure avec les puissants, avec les caïds, avec les voyous, qui va aller les traquer, les débusquer, qui va aller les punir."

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Selon la présidente de la région Île-de-France, "le Kärcher c'est l'étendard d'une politique de droite qui ramène la sécurité dans les quartiers. Et moi je vais reprendre cet étendard, je vais le relever parce que cet étendard a été mis à terre".

"Le maillon faible de notre politique de sécurité c'est cette justice qui est complètement noyée et qui ne peut pas sanctionner. Une société sans punition est une société dans laquelle l'autorité se délite. L'impunité génère le crime et la violence."

Valérie Pécresse

à franceinfo

La candidate, si elle est élue, veut créer des centres de détention provisoires pour majeurs. "Je veux que la peur change de camp, argumente Valérie Pécresse. Et pour que la peur change de camp, il faut rétablir la peur du gendarme et c'est la peur de la prison. On ne fait plus les courtes peines de prison, on ne les exécute plus. On est dans l'impunité la plus totale." Pour la candidate LR à l'élection présidentielle, "il faut construire 20 000 places de prison. Nos prisons sont dans un état indigne. Sa proposition : On ouvre des prisons provisoires dans des hôtels isolés, dans des casernes désaffectées, des bâtiments vides. On y met les personnes sous bracelet électronique, on leur fait exécuter leur peine."

Valérie Pécresse avance une autre idée : "Nous avons pratiquement un quart des détenus dans les prisons françaises qui sont étrangers. Je souhaite qu'on fasse passer des accords avec leur pays d'origine, faire exécuter leur peine dans des prisons dans leur pays d'origine pour les détenir chez eux. Ça nous permettra de désengorger les prisons et ça nous permettra de faire exécuter davantage de peines."

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