Pas-de-Calais : trois surveillants agressés par un détenu, le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête

Les faits sont survenus alors que Christian Ganczarski avait demandé à sortir de sa cellule pour un appel à la cabine téléphonique.

Christian Ganczarski lors de son procès le 5 janvier 2009 à Paris.
Christian Ganczarski lors de son procès le 5 janvier 2009 à Paris. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Un détenu allemand incarcéré pour son implication dans l'attentat de Djerba (Tunisie) en 2002 a agressé au moins trois surveillants, jeudi 11 janvier, à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), selon des sources syndicales contactées par franceinfo, confirmant une information du Parisien. L'un des gardiens a été hospitalisé pour une plaie au crâne.

Le parquet antiterroriste de Paris a annoncé qu'il ouvrait une enquête pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste".

"Armé de ciseaux et d'un couteau"

Les faits sont survenus alors que Christian Ganczarski avait demandé à sortir de sa cellule d'isolement, prétextant un appel à la cabine téléphonique. "Il est sorti comme un fou en criant 'Allahou akbar'", "armé d'une paire de ciseaux et d'un couteau de cantine trafiqué", rapporte le délégué local du syndicat Ufap. Ces objets à bouts ronds sont autorisés en cellule mais peuvent être rendus plus tranchants, précise-t-il.

Selon le délégué local du syndicat FO Pénitentiaire, le surveillant le plus touché souffre d'une "plaie importante au cuir chevelu après avoir esquivé un coup à la carotide". Un autre a reçu "une griffe" au cou et un troisième se plaint d'une "ecchymose".

Condamné en 2009 à 18 ans de prison pour avoir organisé l'attentat contre une synagogue de Djerba, qui avait fait 21 morts, le militant d'Al-Qaïda venait d'apprendre qu'il allait être extradé aux Etats-Unis. "Il a vrillé quand il a appris ça", rapporte le représentant de FO.