Nucléaire : le Niger retire au groupe français Orano le permis d'exploitation d'un grand gisement d'uranium

Le régime militaire de Niamey avait fixé un ultimatum à l'entreprise française pour lancer des travaux sur place, ce qu'elle affirme pourtant avoir entrepris.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un employé du groupe Orano passe devant un logo de l'entreprise, le 10 septembre 2018, sur un site de conversion et d'enrichissement d'uranium au Tricastin (Drôme). (JEFF PACHOUD / AFP)

Le Niger a retiré le permis d'exploitation d'un important gisement d'uranium à l'entreprise française Orano, a annoncé le groupe anciennement baptisé Areva, jeudi 20 juin. Cette décision s'inscrit dans un contexte de tensions entre Paris et le régime militaire de Niamey, qui a plusieurs fois répété qu'il souhaitait revoir en profondeur le système d'exploitation des matières premières sur son sol par des compagnies étrangères.

En réaction, le ministère français de l'Economie a assuré que "la sécurité d'approvisionnement du pays n'est pas menacée, le gisement en question n'étant absolument pas critique". Le site d'Imouraren, dans le nord du Niger, est toutefois l'un des plus grands gisements d'uranium au monde, avec des réserves estimées à 200 000 tonnes.

Son exploitation aurait dû débuter en 2015, mais la chute des prix de l'uranium sur le marché mondial après la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 avait gelé les opérations d'Orano. Le Niger avait donné jusqu'au 19 juin à Orano pour lancer des "travaux d'exploitation" sur place. Selon l'entreprise française, les infrastructures du gisement étaient "rouvertes depuis le 4 juin 2024 pour accueillir les équipes de construction et faire avancer les travaux".

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