Corrosion de réacteurs nucléaires : la stratégie de contrôle d'EDF jugée "appropriée" par l'ASN

Avec cette décision du gendarme du nucléaire, la France échappe à un scénario noir pour son approvisionnement en électricité, déjà très tendu pour l'hiver prochain.

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La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), ici le 21 juillet 2022, avec ses réacteurs arrêtés en raison de problèmes de corrosion. (JEAN-MARC BARRERE / HANS LUCAS / AFP)

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a validé mercredi 27 juillet la stratégie de contrôle d'EDF à propos des problèmes de corrosion rencontrés sur certains réacteurs de son parc français. "L'ASN considère que la stratégie d'EDF est appropriée compte tenu des connaissances acquises sur le phénomène et des enjeux de sûreté associés", explique l'autorité dans un communiqué.

EDF prévoit de contrôler l'ensemble de ses réacteurs d'ici à 2025 par ultrasons pour rechercher d'éventuelles traces de ce problème qui a conduit à l'arrêt de 12 réacteurs sur 56. Le groupe doit contrôler en priorité les zones les plus sensibles des réacteurs de 1 450 MW et certains de 1 300 MW.

"Toutefois, s'agissant du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Belleville, l'ASN considère que le contrôle de ce réacteur prévu en 2024 est trop tardif", précise-t-elle. L'ASN estime que les connaissances sur le phénomène dit de "corrosion sous contrainte" sont "encore évolutives" et que "le programme de contrôle devra être adapté si les contrôles ou analyses mettent en évidence des éléments nouveaux".

Pas d'arrêts de réacteur en vue de cet hiver

Ce problème de corrosion sur certains circuits plombe les perspectives de production d'électricité nucléaire et de résultats financiers cette année pour EDF, dont le gouvernement a prévu la renationalisation à 100%. Il a aussi suscité des inquiétudes pour l'approvisionnement électrique de la France l'hiver prochain. Une trentaine de réacteurs sur 56 sont actuellement à l'arrêt, dont 12 pour la corrosion et 18 pour des maintenances programmées.

De ce point de vue, la décision de l'ASN mercredi n'aggrave pas la situation, car le gendarme du nucléaire ne réclame pas des contrôles plus rapides, synonymes d'arrêts de réacteur, mais valide pour l'essentiel le calendrier d'EDF. Le producteur d'électricité avait considéré en mai qu'il n'était "pas nécessaire d'anticiper de nouveaux arrêts de réacteurs".

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