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Pour calmer leur colère, Jean-Jacques Urvoas veut améliorer "l'information" des policiers sur les décisions de justice

Le ministre de la Justice tente d'apaiser les agents qui manifestent depuis lundi.

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France Télévisions
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Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas lors de la cérémonie d'inauguration d'une nouvelle prison à Riom (Puy-de-Dôme), le 17 octobre 2016. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Le ministre de la Justice tente d'apaiser la colère des policiers. Jean-Jacques Urvoas annonce qu'il souhaite mieux les informer des suites judiciaires données à leurs interpellations, dans un entretien à La Croix publié vendredi 21 octobre.

Car parmi les causes du ras-le-bol des agents de police qui manifestent depuis plusieurs jours revient la question d'un supposé laxisme de la justice. Mais pour le garde des Sceaux, cette "incompréhension par rapport aux décisions judiciaires (...) relève en réalité d'un manque d'information : les policiers n'ont aucun moyen de savoir ce que deviennent les personnes qu'ils interpellent".

"Le sentiment d'impunité des délinquants, qu'ils dénoncent, ne correspond pas à une réalité"

Le ministre, qui a reçu en urgence mercredi soir les syndicats de policiers, affirme s'être "engagé à leur fournir les chiffres des peines prononcées pour des agressions sur les forces de l'ordre, chiffres qui montrent que les sanctions sont beaucoup plus sévères que pour des agressions sur des personnes non dépositaires de l'autorité publique."

Jean-Jacques Urvoas compte également réfléchir à "l'instauration au niveau local" d'un mécanisme d'informations entre les parquets et les commissariats pour que les policiers "sachent les suites données à leurs interpellations". "Ils verront alors que le sentiment d'impunité des délinquants, qu'ils dénoncent, ne correspond pas à une réalité", juge le garde des Sceaux.

Pas question en revanche de rétablir le système des peines planchers supprimé par le gouvernement pour le ministre. Il n'évoque pas non plus un changement des règles de la légitime défense, une mesure réclamée notamment par le premier syndicat de gardiens de la paix, Alliance.

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