Huit suicides de policiers en 2019

Depuis le début de l'année, huit policiers se sont donné la mort, soit un tous les deux jours. Pourquoi ce sombre bilan ?

France 2

C'est un sombre décompte. Depuis le début de l'année, huit policiers ont mis fin à leurs jours selon les syndicats. À La Rochelle (Charente-Maritime) le 1er janvier, à Cherbourg (Manche) le 2, à Brunoy (Essonne) le 15 janvier ou encore à Saint-Omer (Pas-de-Calais) le 16.

Un taux de suicide supérieur à 36% par rapport au reste de la population

"Ce sont des actes de désespoir (...) C'est un malaise généralisé, de management général" explique Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat de police Vigi. Déjà en juin 2018, un rapport du Sénat pointait un taux de suicide dans la police supérieur de 36% à celui de la population générale. Pourquoi un tel écart ? Épuisement psychologique, perte de sens du métier... Les causes sont multiples. Depuis les attentats, les policiers emmènent aussi plus souvent leur arme de service à leur domicile. La commission d'enquête avait préconisé plusieurs mesures, parmi lesquelles une amélioration urgente des conditions de travail des forces de l'ordre, même s'il est souvent difficile d'établir un lien direct entre travail et suicide. L'an dernier, 32 policiers et neuf gendarmes se sont donné la mort.

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Des policiers armés de LBD 40 lors de la journée de mobilisation des \"gilets jaunes\" à Nîmes (Gard), le 12 janvier 2019.
Des policiers armés de LBD 40 lors de la journée de mobilisation des "gilets jaunes" à Nîmes (Gard), le 12 janvier 2019. (PASCAL GUYOT / AFP)