Vidéo Euro : l'UEFA "s'est pris les pieds dans le tapis" en interdisant les couleurs arc-en-ciel à Munich, estime Clément Beaune

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Le secrétaire d'État aux Affaires européennes déclare "regretter" cette décision de l'instance dirigeante du football européen. "Défendre l'égalité c'est avoir des valeurs fondamentales qui sont dans les chartes sportives et dans les traités européens".

"Je regrette sa décision, je pense que l'UEFA s'est pris les pieds dans le tapis", a réagi mercredi 23 juin sur France Inter Clément Beaune, le secrétaire d'État aux Affaires européennes, concernant le refus de l'instance organisatrice de l'Euro de football de permettre l'illumination du stade de Munich aux couleurs de la communauté LGBT à l'occasion du match Allemagne-Hongrie mercredi.

Cette décision de refus est "une décision politique", jugée "dommage", par Clément Beaune. "Il faut être très clair, a-t-il poursuivi, défendre l'égalité ce n'est pas attaquer telle ou telle loi du gouvernement hongrois, ce n'est pas une opinion politique, c'est avoir des valeurs fondamentales qui sont dans les chartes sportives et dans les traités européens."

L'Europe c'est "un projet politique commun avec des valeurs"

Cet acte symbolique pour lutter contre l'homophobie devait avoir lieu en réaction à l'adoption, par Budapest, d'une loi qui dit, selon Clément Beaune, "que les parents sont en droit d'attendre que les contenus regardés par leurs enfants ne contiennent pas d'images pornographiques ou homosexuelles". "J'ai parlé avec mon homologue hongroise, j'ai dû rappeler qu'une image d'un couple homosexuel dans une publicité n'était pas un contenu pornographique, parce que c'est cela que dit le gouvernement hongrois, et je ne pensais pas avoir à faire cela un jour en Europe", a-t-il déploré. "Il y a un problème qui dépasse largement la question du match et qui est symbolique", a constaté Clément Beaune.

Concernant les mesures à prendre vis-à-vis de la Hongrie, le secrétaire d'État se dit en faveur de sanctions financières. "Je souhaite qu'on engage cette procédure et nous sommes près de 14 pays à demander à la commission européenne d'engager ces procédures", a-t-il assuré. "L'Europe ce n'est pas le tiroir-caisse de la Hongrie ou de la Pologne, on a adhéré à un projet politique commun avec des valeurs, personne n'est forcé d'adhérer à l'Union européenne mais, quand on y est, on respecte des choses fondamentales qui vont au-delà de la politique", a conclu Clément Beaune.

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