Paris : l'homme soupçonné d'avoir dégradé une plaque en hommage au dernier couple homosexuel condamné à mort sera jugé en janvier

La plaque a été retrouvée tâchée d'encre bleu marine dimanche, surmontée de tracts sur lequel il était inscrit "Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay".

Capture d\'écran du tweet dénonçant la dégradation d\'une plaque en hommage au dernier couple homosexuel exécuté en France, publié le 6 août 2018 par Anne Hidalgo.
Capture d'écran du tweet dénonçant la dégradation d'une plaque en hommage au dernier couple homosexuel exécuté en France, publié le 6 août 2018 par Anne Hidalgo. (ANNE HIDALGO / TWITTER)

Cet acte de vandalisme avait indigné Anne Hidalgo, qui avait porté plainte. Un homme qui s'est présenté comme étant l'auteur de la dégradation d'une plaque à la mémoire d'un couple homosexuel exécuté en 1750 sera jugé en janvier 2019 pour dégradation de bien d'utilité publique, a appris franceinfo de source judiciaire dimanche 12 août. Conformément aux réquisitions du parquet, il a été place sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention dans l'attente de son jugement.

Il avait été placé en garde à vue et déféré au parquet samedi 11 août, avait-on plus tôt appris de même source, confirmant une information du Parisien

Cette plaque, inaugurée en 2014 et située rue Montorgueil dans le 2e arrondissement de Paris, rend hommage à Bruno Lenoir et Jean Diot, derniers condamnés à mort pour homosexualité qui furent envoyés au bûcher le 6 juillet 1750. Elle a été retrouvée tâchée d'encre bleu marine dimanche dernier, surmontée de tracts sur lequel il était inscrit "Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay".

"Je suis homosexuel, gay et pédé et je déteste la LGBT"

Selon Le Parisien, l'homme de 48 ans placé en garde à vue avait adressé à la mairie de Paris, au commissariat du 2e arrondissement, ainsi qu'à un média d'extrême droite, un courrier dans lequel il revendiquait son acte et laissait son numéro de téléphone.

Dans ce courrier, cet homme connu des services de police pour des menaces et des appels malveillants indiquait "Je suis homosexuel, gay et pédé et je déteste la LGBT", rapporte le quotidien. Passé par la Manif pour tous, il y écrivait également "Pour faire un enfant, il faut un père et une mère".