Au Royaume-Uni, le recensement débute et contient une question sur l'identité de genre

Pour la première fois, une question facultative est posée pour tenter de mesurer la population transgenre.

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France Télévisions
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Un rassemblement devant le 10 Downing Street à Londres pour réclamer une reconnaissance légale pour les personnes non binaires, le 12 septembre 2020, au Royaume-Uni. (WIKTOR SZYMANOWICZ / NURPHOTO / AFP)

Une évolution notable. Le recensement de la population commence dimanche 21 mars en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord, avec pour la première fois une question sur l'identité de genre dans le questionnaire. Il a été repoussé en Ecosse à mars 2022. Le précédent recensement remontait à 2011.

Ce recensement, qui a lieu tous les dix ans au Royaume-Uni, vise à fournir une image précise de la population, chaque habitant devant répondre à une série de questions portant sur son âge, son emploi, son origine ethnique ou encore sur le lien qu'il a avec les autres personnes vivant dans son foyer.

Depuis 1801, le recensement interroge sur le sexe – masculin ou féminin – du répondant, mais cette année, une question supplémentaire est posée sur l'identité de genre. "Le genre auquel vous vous identifiez est-il le même que votre sexe enregistré à la naissance ?", interroge le recensement. Si la réponse est négative, le répondant peut préciser son identité de genre.

Mieux mesurer la population transgenre

La question n'est posée qu'aux personnes âgées de plus de 16 ans et la réponse est facultative. L'ajout de cette question permettra de "mesurer pour la première fois la taille de la population trans", explique sur son site internet le Bureau national des statistiques, l'ONS, qui a travaillé ces dernières années avec différentes organisations sur les questions posées au moment du recensement.

Plusieurs pays, comme le Népal et le Bangladesh, ont récemment ajouté un "troisième sexe" dans leur recensement pour les personnes transgenres.

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