Cet article date de plus de neuf ans.

Le gouvernement veut noyer les détecteurs de radars sous les alertes

Selon "Le Parisien", les préfets ont reçu pour consigne de lister dix fois plus de zones dangereuses, qui devront toutes être signalées par les nouveaux appareils, que de radars.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un radar vandalisé sur l'autoroute A2 à Valenciennes (Nord), le 2 juin 2011. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Déjà transformés en "assistants d'aide à la conduite", les avertisseurs de radars seront bientôt simplement inutilisables, à en croire Le Parisien du mardi 29 novembre. Le gouvernement aurait donné la consigne de multiplier les zones dangereuses officiellement listées que devront désormais signaler les appareils. Objectif : noyer les radars dans la masse.

Seulement un bip sur dix signalera un radar

Mi-décembre, tous les appareils de ce type doivent subir une mise à jour. Ils signaleront dès lors les "sections de voies dangereuses" et non plus les seuls radars. La liste de ces zones doit être fournie par les préfectures.

Or, selon un ingénieur des travaux publics cité par Le Parisien, "une consigne orale a été donnée aux préfets de rassembler dix fois plus de zones que de radars. Dans un département avec 25 radars fixes par exemple, pas moins de 250 zones de danger ont été compilées, ce qui veut dire qu’un automobiliste sera prévenu seulement une fois sur dix de la présence d’un radar !"  Dans ces conditions, les avertissements sonores lancés par les appareils deviendront vite aussi pénibles qu'inutiles.

Mise à jour obligatoire sous peine de sanctions

Les utilisateurs de Coyote, Inforad ou Wikango, spécialisés dans cette fonction, peuvent toujours jouer au plus fin en ne téléchargeant pas les mises à jour des logiciels. Mais bientôt, ils risqueront gros.Toujours selon Le Parisien, un décret soumis au Conseil d'Etat prévoierait une amende de 3 750 euros et un retrait de six points du permis de conduire pour ceux qui utiliseraient un appareil non-conforme.

 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Société

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.