La lente émancipation des indigènes gays en Colombie

Le mariage entre personnes du même sexe est autorisé depuis 2016 en Colombie. Mais les règles des réserves indigènes du pays sont indépendantes.

À Nazareth, sur les rives de l'Amazone, Saul Olarte dirige une troupe de danseurs. Il joue un rôle dans la transmission de sa culture et de sa langue maternelle. C'est pour cette raison que son homosexualité est tolérée par les indigènes Tikuna. "En tant que population LGBT, nous organisons les événements, les activités menées par la communauté, nous sommes toujours présents", explique le professeur de danse.

Une acceptation qui reste limitée

À Nazareth, ils sont une vingtaine d'hommes dont les préférences sexuelles sont acceptées. Ils ne sont plus exclus, contraints à des épreuves ou soumis à des sévices pour montrer leur masculinité. "Toutes mes sœurs savent que, comme mon unique frère, je suis gay. Mon père en particulier m'a rejeté de la maison et pour moi c'était très difficile", confie Nilson Silva, membre du groupe ethnique indigène Tikuna. Les mentalités ont évolué par rapport aux générations précédentes. Mais cette acceptation des tendances sexuelles reste limitée. En Colombie, le mariage entre personnes du même sexe est autorisé depuis 2016. Mais les règles des réserves indigènes du pays sont indépendantes de la législation colombienne.

Le mariage entre personnes du même sexe est autorisé depuis 2016 en Colombie. Mais les règles des réserves indigènes du pays sont indépendantes.
Le mariage entre personnes du même sexe est autorisé depuis 2016 en Colombie. Mais les règles des réserves indigènes du pays sont indépendantes. (FRANCEINFO)