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Vidéo Affaire de fraude fiscale "CumCum" : "Cette pratique existe depuis une vingtaine d'années" avec la "complicité de l'État", affirme le président d'un cabinet de conseil

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Article rédigé par franceinfo
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Selon Éric Delannoy, l'État a décrit la pratique dans un rapport comme "une manière de pouvoir accélérer l'attrait de la place financière de Paris pour les investisseurs étrangers".

"Cette pratique [du CumCum, qui consiste à confier temporairement des actions à une banque pour échapper à l'impôt sur les dividendes] existe depuis une vingtaine d'années" avec "une complicité de l'État, y compris du fisc, qui fermait les yeux sur ces pratiques", affirme Éric Delannoy, président-fondateur du cabinet de conseil Tenzing, vendredi 31 mars sur franceinfo.

>> Soupçons de fraude fiscale : la fédération bancaire française sollicite le Conseil d'État

Mardi, cinq banques parisiennes ont été perquisitionnées dans ce qui a été présenté comme "la plus grande opération de l'histoire du Parquet national financier", dans le cadre d'une enquête pour "fraude fiscale aggravée" et "blanchiment de fraude fiscale". "On est à la lisière grise entre optimisation fiscale et fraude fiscale", admet Éric Delannoy.

Toutefois jusqu'ici, il n'y avait "pas d'interdiction" de la part des autorités quant à cette pratique du "CumCum", selon ce spécialiste du conseil en stratégie opérationnelle qui affirme même que l'État encourageait implicitement le "CumCum", en décrivant la pratique dans un rapport comme "une manière de pouvoir accélérer l'attrait de la place financière de Paris pour les investisseurs étrangers."

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