Procès des attentats de janvier 2015 : une enquête pour subornation de témoin ouverte contre l'un des accusés classée sans suite

Cette enquête préliminaire, ouverte en marge du procès à la suite du témoignage de l'ex-compagne de Christophe Raumel, unique accusé à ne pas être jugé pour terrorisme, a été classée pour "infraction insuffisamment caractérisée".

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France Télévisions
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Christophe Raumel (au centre), le 7 octobre 2020, au procès des attentats de janvier 2015. (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCEINFO)

"C'était une mise en scène odieuse pour détruire un homme. Pour salir l'honneur, la moralité et la crédibilité de celui que vous allez juger." La procédure ouverte pour subornation de témoin contre Christophe Raumel, un des accusés au procès des attentats de janvier 2015, le seul à comparaître libre, a été classée sans suite lundi, a annoncé son avocate, mercredi 28 octobre, dans une déclaration consultée par franceinfo et lue à l'audience. "Aucune infraction [n'a] été commise", a insisté Clémence Witt. "Les investigations n'ont pas permis de confirmer la réalité des faits dénoncés", a confirmé à l'audience l'un des représentants du parquet national antiterroriste (Pnat).

Le 6 octobre, le Pnat avait fait un signalement au parquet d'Evry, lequel avait ouvert une enquête préliminaire en marge du procès, après des accusations de menaces de la part de son ex-compagne. "C'est toi qui es venu chez moi, m'intimider avant le procès", avait dénoncé avec perte et fracas cette jeune femme, lors de son audition "houleuse" devant la cour d'assises spéciale de Paris. Elle avait également parlé de violences conjugales.

Le lendemain, Christophe Raumel avait "vigoureusement contesté ces allégations calomnieuses et fermement indiqué qu'il n'y avait jamais eu ni violence, ni menace, ni pression", a rappelé son avocate dans sa déclaration. "Face à des allégations mensongères d'une telle gravité", il a donc déposé, mercredi matin, au parquet d'Evry, une "triple plainte", pour "faux témoignage", "faux et usage de faux" ainsi que pour "harcèlement moral". "Tout laisse penser qu'une ou plusieurs pièces ont été fabriquées pour nuire délibérément à Christophe Raumel", a estimé Clémence Witt.

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