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Pour se suicider en plein Tribunal pénal international, l'ex-chef de guerre Slobodan Praljak a avalé du cyanure

L'autopsie de ce Croate de Bosnie a révélé une forte contration de cyanure de potassium dans son sang, et qu'il était mort d'une insuffisance cardiaque.

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France Télévisions
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L'ancien militaire croate Slobodan Praljak avale une fiole de cyanure à l'énoncé de sa condamnation par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, le 29 novembre 2017 à La Haye (Pays-Bas). (AFP)

Le poison que Slobodan Praljak a avalé en direct, se suicidant dès l'annonce de sa condamnation par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye, était du cyanure, a annoncé le parquet néerlandais vendredi 1er décembre. Ce Croate de Bosnie, ancien chef de guerre, avait avalé le contenu d'une mystérieuse fiole en pleine salle d'audience, mercredi, à l'annonce de sa condamnation. Il est mort quelques heures plus tard à l'hôpital, d'une insuffisance cardiaque.

"Les résultats préliminaires des analyses toxicologiques ont montré que M. Praljak avait une forte concentration de cyanure de potassium dans le sang", a expliqué le parquet dans un communiqué. "Cela a provoqué une insuffisance cardiaque, soupçonnée d'être la cause de sa mort".

Deux enquêtes sur la provenance du poison

Parallèlement, une enquête interne du TPIY commencera la semaine prochaine en complément de l'enquête du parquet néerlandais, sollicité par le tribunal après le dramatique incident. 

Mais deux jours plus tard, on ignore toujours comment l'accusé a pu se retrouver en possession de ce poison et braver tous les contrôles de sécurité érigés entre sa cellule et la salle d'audience. L'enquête du parquet s'est orientée sur "l'aide au suicide et la violation" de la réglementation sur les substances médicales.

Slobodan Praljak venait de recevoir confirmation de sa condamnation à 20 ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis pendant la guerre en Bosnie (1992-1995). C'est le tout dernier jugement rendu par le TPIY.

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