Le parquet fait appel après le non-lieu des policiers de la BRI accusés de viol

Le parquet de Paris a décidé de faire appel après la décision des juges d'instruction de prononcer un non-lieu pour les deux policiers accusés de viol par une touriste canadienne en avril 2014. Le parquet avait demandé leur renvoi devant les assises.

(L'affaire en 2014 avait ébranlé le fameux 36, quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne © MaxPPP)

Un non-lieu a été prononcé dans l'enquête sur le viol présumé d'une touriste canadienne, en avril 2014, dans les locaux de la Police judiciaire (PJ). La décision va à l'encontre des réquisitions du parquet de Paris, qui souhaitait le renvoi de deux policiers de la Brigade de répression et d'intervention (BRI) devant une cour d'assises. Le parquet a donc décidé de faire appel de cette décision. L'avocate de la victime présumée a elle annoncé en début d'après-midi ce mercredi qu'elle ferait appel de cette décision.

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Les deux fonctionnaires mis en examen niaient les faits qui leur étaient reprochés. Une jeune femme, âgée d'une trentaine d'années, affirmait avoir été violée le soir du 23 avril 2014 par plusieurs policiers de la BRI, dans les locaux du célèbre 36, Quai des Orfèvres à Paris. Cette agression se serait déroulée au cours d'une soirée alcoolisée commencée dans un bar à proximité des bureaux de la police. Dans le cadre de l'enquête, une vaste opération de prélèvements ADN avait notamment visé des fonctionnaires de la police dans les locaux de la PJ, en septembre 2015. Cette opération n'avait rien donné. 

Le parquet de Paris avait demandé le 17 juin dernier le renvoi pour "viol en réunion" des deux policiers mis en examen. L'un des policiers parlait de relation sexuelle consentie, l'autre a nié avoir eu un rapport avec la toursite canadienne.

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