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Le meurtrier présumé d'Océane mis en examen et incarcéré

Le jeune homme est poursuivi pour le meurtre et le viol de la fillette de 8 ans à Bellegarde dans le Gard. 

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France Télévisions
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L'entrée de la gendarmerie de Bellegarde (Gard) le 7 novembre 2011 où un suspect est en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'Océane. (PASCAL GUYOT/AFP)

Le meurtrier présumé de la petite Océane, une fillette de 8 ans tuée samedi à Bellegarde (Gard), a été mis en examen jeudi 10 novembre à Nîmes pour "meurtre sur mineur de 15 ans accompagné, précédé ou suivi de viol sur mineur de 15 ans". Il a ensuite été écroué.

Tentative de suicide

Cet homme de 25 ans a tenté de se suicider lors de sa garde à vue, selon les informations d'itélé, confirmées par son avocat jeudi. Il a essayé de se pendre avec son t-shirt (et non pas de l'avaler, comme il avait été signalé dans un premier temps) dans sa cellule, précise RTL. Samu et gendarmes sont intervenus rapidement. Le suspect n'a pas perdu connaissance mais il respirait mal et présentait des rougeurs autour du cou.

Il a avoué mercredi être l'auteur du meurtre de la fillette, avant le résultat des analyses ADN. Celles-ci confirment que les traces relevées sur les vêtements de la petite fille correspondent bien à l'ADN du jeune homme.

Pas d'antécédent judiciaire

Le suspect s'est présenté de lui-même aux autorités mardi soir afin qu'elles "vérifient" s'il n'avait pas tué la fillette. "Il ne se souvenait plus de ce qu'il avait fait samedi soir (soir de l'enlèvement d'Océane)", a expliqué le procureur de la République de Nîmes Robert Gelli. "Il a eu un trou noir, il était ivre dans la nuit de samedi à dimanche." Le jeune homme a alors demandé à subir des "prélèvements". C'est sa compagne qui l'aurait poussé à effectuer cette démarche. 

Père de trois enfants, dont un bébé de deux mois, l'homme n'a pas d'antécédent judiciaire. Il fait face à "une forte problématique liée à l'alcool", selon le procureur, qui précise qu'il n'a "pas d'activité professionnelle stable et officielle""Sa responsabilité dans cette affaire est pleine et entière", a conclu Robert Gelli, ajoutant que des vérifications restent toutefois nécessaires pour vérifier le déroulement précis des événements.

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