Jean-Marie Le Pen assigne le FN en justice pour demander sa réintégration

Le fondateur du FN en a été exclu cet été. Du coup, il a assigné ce mercredi son ancien parti pour demander sa réintégration. Jean-Marie Le Pen réclame aussi deux millions d'euros de dommages et intérêts, en réparation du préjudice porté "à sa dignité, à son honneur, à sa notoriété et à son action politique".

(Nouvelle procédure judiciaire en vue pour Jean-Marie Le Pen contre le FN © REUTERS/Christian Hartmann)

Nouvel épisode judiciaire en vue chez les Le Pen : Jean-Marie, 87 ans, a assigné ce mercredi la Front national, qu'il a créé, pour demander sa réintégration. Il en a été exclu cet été, après un long bras-de-fer avec sa fille Marine et une série de provocations sur la Shoah.

Selon cette assignation devant le tribunal de grande instance de Nanterre, Jean-Marie Le Pen demande sa "réintégration parmi les membres" du parti. Il veut aussi que la justice constate que "l'exclusion prononcée ne saurait avoir pour effet de remettre en question sa qualité de président d'honneur" et "de le priver des droits et devoirs statutaires attachés à cette qualité".

Deux millions d'euros de dommages et intérêts

Et ce n'est pas tout : Jean-Marie Le Pen réclame deux millions d'euros de dommages et intérêts, en réparation "du très grave préjudice" porté "à la fonction de président d'honneur" ainsi qu'"à sa dignité, à son honneur, à sa notoriété et à son action politique".

Le "généralissime", comme l'appelle son avocat, aurait pu demander beaucoup plus. Me Frédéric Joachim
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Jean-Marie Le Pen réclame deux millions au FN : il se fait une haute idée de sa valeur, ironise Gilbert Collard, député apparenté FN
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Cette procédure judiciaire sera la quatrième ; Jean-Marie Le Pen a remporté les trois premières : le TGI de Nanterre a d'abord annulé sa suspension comme adhérent du FN, décidée par les instances du parti en mai après ses propos sur les chambres à gaz. Le tribunal a ensuite suspendu le congrès par correspondance, qui devait lui retirer son titre de président d'honneur ; et la cour d'appel de Versailles a confirmé cette décision.