"Le négationnisme n'est pas un discours historien, c'est un discours antisémite"

Robert Faurisson, chef de file des négationnistes de France, est mort à Vichy (Allier) dimanche 21 octobre à 89 ans. Dans les années 60, Robert Badinter l'avait qualifié de "faussaire de l'histoire", thème du documentaire de l'invité du Soir 3, Michaël Prazan.

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"Le négationnisme n'est pas un discours historien, c'est un discours antisémite", rappelle Michaël Prazan dans le Soir 3 mardi 22 octobre. "La justification de Robert Faurisson était la théorie de l'impossibilité des chambres à gaz. Mais dès que sa thèse sera démontée, son discours va muter vers une théorie complotiste pour justifier l'existence de l'État d'Israël", explique le réalisateur du documentaire Les faussaires de l'Histoire.

"Le web a été un accélérateur de ce discours récupéré ensuite par des gens qui avaient une soif d'hubris forcenée, de notoriété, comme Dieudonné ou Alain Soral", affirme-t-il.

Faurisson "a des héritiers"

"Le discours de Robert Faurisson, mort la veille, ne va pas disparaître. Il a des héritiers. La toile amplifie le peu de représentants de ce courant très marginal", déplore Michaël Prazan.

"Dans les années 90, le négationnisme a été exporté vers le monde arabe, où il est devenu quasiment un discours d'État, notamment sous l'influence de Roger Garaudy", sur lequel il a écrit un livre : Roger Garaudy, itinéraire d'une négation.

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Robert Faurisson en décembre 2006 au tribunal correctionnel de Paris. 
Robert Faurisson en décembre 2006 au tribunal correctionnel de Paris.  (THOMAS PADILLA / MAXPPP)