Attentat en Isère : le suspect reconnaît avoir tué son patron

Après un peu moins de 48 heures de garde à vue, Yassin Salhi, le suspect dans l'attentat contre l'usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier qui a fait un mort et deux blessés vendredi, a reconnu dimanche devant les enquêteurs avoir décapité son patron et voulu faire exploser l’usine de gaz industriel. Pour autant, à ce stade, il ne revendique pas formellement un acte terroriste.

(Une rose et un drapeau déposés sur le grillage de l'usine Air Products à St Quentin-Fallavier en hommage à Hervé Cornara, 54 ans, mort décapité dans l'attentat islamiste qui a frappé la France vendredi © Maxppp)

Yassin Salhi commence à s’expliquer face aux policiers antiterroristes. Cet homme de 35 ans, proche des milieux salafistes, est sorti du mutisme qu’il observait depuis son interpellation vendredi.

Mais ses déclarations, nous dit-on, sont confuses. Pour le moment, il reconnaît avoir décapité son patron et voulu faire exploser l’usine de gaz industriel de Saint-Quentin-Fallavier. Pour autant, à ce stade, il ne revendique pas formellement un acte terroriste.

Mais de plus en plus d’éléments font penser aux méthodes de Daech. La décapitation d’abord, et puis ce selfie macabre envoyé à un destinataire encore inconnu via la messagerie instantanée WhatsApp, comme un témoignage posthume d’un martyr du djihad.

Yassin Salhi doit être transféré dans la journée dans les locaux de la police antiterroriste en région parisienne, où il sera de nouveau entendu pour tenter d’éclaircir les nombreuses zones d’ombre qui subsistent.

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