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Vidéo Bébé rom : le maire de Champlan nie avoir refusé l'inhumation du nourrisson

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VIDEO. Bébé rom : le maire de Champlan nie avoir refusé l'inhumation du nourrisson (FRANCE 3 )
Article rédigé par franceinfo
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Face à la polémique, le maire de Champlan (Essonne) affirme ne pas avoir refusé l'inhumation du bébé rom dans le cimetière de sa ville. Explications avec France 3.

C'est la polémique de ce week-end du samedi 3 et dimanche 4 janvier. Le maire de Champlan (Essonne) aurait refusé l'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière de sa commune. La polémique a fait réagir, jusqu'à Manuel Valls, qui a parlé d'"une injure faite à la France" sur Twitter.

La petite Maria Francesca, 2 mois à peine, est décédée le lendemain de Noël, victime de la mort subite du nourrisson. La famille rom vit dans un camp à Champlan, les enfants sont scolarisés dans un établissement de la commune. La famille voulait faire inhumer leur bébé dans le cimetière de la ville. Le maire aurait refusé, selon une association de défense des Roms. "La famille est dans la peine. Elle est vraiment dans la douleur. Et on en rajoute encore", commente Marie-Hélène Brelaud, de l'association Solidarité en Esssonne avec les familles roumaines et roms.

"Je ne me suis jamais opposé à l'inhumation de cette petite gamine"

Toujours selon l'association, le maire aurait avancé un manque de place et aurait affirmé vouloir privilégier ceux qui paient des impôts. Dimanche 4 janvier, celui-ci nie cette version. "C'est un malheureux enchaînement de faits qui se sont déroulés entre les ponts de Noël et le jour de l'An. Donc j'aimerais bien que cette mascarade et cette mayonnaise qui est en train de monter dans les médias et sur les réseaux sociaux cessent tout de suite. Je sais ce que j'ai dit, je sais ce que j'ai fait, je sais que je ne ai pas fait. Je ne me suis jamais opposé à l'inhumation de cette petite gamine", a déclaré Christian Leclerc, joint par téléphone.
 
Le maire de Wissous, la commune voisine, a accepté l'inhumation du bébé. Jacques Toubon, Défenseur des Droits, a déclaré ce dimanche qu'il se saisissait de l'affaire. Face au tollé que celle-ci a provoqué, le maire de Champlan a souhaité dans la soirée que le nourrisson soit enterré dans sa commune.

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