#Metoothéâtre : "Il arrive maintenant parce que le milieu du théâtre est un milieu très fermé", déplore une membre du collectif NousToutes

Dans "tout le milieu du spectacle, c'est la même chose", dénonce sur franceinfo, Marylie Breuil, membre du collectif NousToutes après la multiplication des témoignages sous le hashtag #Metoothéâtre. 

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Radio France
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Ces derniers jours, les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux pour dénoncer les agressions sexuelles dans le milieu du spectacle.  (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

"C'est une véritable omerta dans ce milieu du théâtre", explique vendredi 8 octobre sur franceinfo Marylie Breuil, membre du collectif NousToutes, alors que les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux sous le hashtag #Metoothéâtre, pour dénoncer les agressions sexuelles dans le milieu du spectacle vivant. "Il arrive maintenant parce que le milieu du théâtre est un milieu fermé", affirme-t-elle. "Beaucoup de victimes ne vont pas dénoncer par peur d'être grillées dans le métier, par peur pour leur avenir professionnel."

"Ce #Metoothéâtre est le reflet du #metoo artistique de manière générale", continue la militante féministe. "Que ce soit le cinéma, énumère Marylie Breuil, la musique, le théâtre, tous les autres milieux artistiques, tout le milieu du spectacle, c'est la même chose"."À partir du moment, poursuit la militante, où les agresseurs ont de l'argent, de l'influence, de la puissance, du pouvoir, les victimes ont peur pour leur sécurité financière et leur sécurité professionnelle, et donc ça les empêche de parler." 

"Des milliers de personnes vivent ça et ça commence depuis le cours de théâtre quand on est enfant, jusqu'au Conservatoire ou alors aux scènes les plus prestigieuses en France, c'est dans toutes les strates du milieu théâtral."

Marylie Breuil

à franceinfo

Marylie Breuil demande à ce que soient mises en place des "dispositions" pour protéger les victimes. "Il faut qu'il y ait des solutions et des décisions politiques pour protéger les victimes le temps de l'enquête et de la condamnation", explique-t-elle, en prenant l'exemple de Michel Didym, ancien directeur du Centre dramatique national de Nancy accusé d'agressions sexuelles et de viols, et qui doit bientôt se produire dans un théâtre parisien. "Les salariées du théâtre ne se sentent pas en sécurité, ce sont ces personnes-là qu'il faut protéger, et plus les agresseurs."

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