"Notre message prêtait à confusion" : à Lille, le Conseil de la jeunesse retire sa campagne contre le harcèlement de rue

Le Conseil lillois de la jeunesse a diffusé des affiches sur son compte Twitter pour lutter contre les sifflements, insultes et autres comportements inappropriés dans l'espace public. Mais elles ont été critiquées par des utilisateurs du réseau social.

Une illustration de harcèlement de rue prise en photo le 29 septembre 2017 à Mulhouse (Haut-Rhin).
Une illustration de harcèlement de rue prise en photo le 29 septembre 2017 à Mulhouse (Haut-Rhin). (MAXPPP)

L'intention était bonne, mais le message maladroit. Le Conseil lillois de la jeunesse a diffusé, vendredi 1er juin, quatre visuels sur son compte Twitter pour lutter contre le harcèlement de rue. Mais ces affiches ont été vivement critiquées par la plupart des utilisateurs du réseau social. Ce qui a poussé les responsables du CLJ, composé de jeunes citoyens âgés de 16 à 25 ans chargés de mettre en place des projets avec les élus municipaux, à les retirer.

L'un de ces visuels a particulièrement été dénoncé. Sur celui-ci, on y voit un jeune homme assis sur le haut d'un banc public, avec la phrase suivante : "Lucas a 20 ans. Lucas aime draguer. Il dit 't'es belle' au lieu de 't'es bonne'. Il est respectueux. Sois comme Lucas."

"On s'excuse pour cette confusion"

Or, comme le souligne une utilisatrice de Twitter, qui se revendique féministe, "Lucas tutoie les femmes. (...) Lucas leur fait des commentaires sur leur physique. Lucas se comporte comme les harceleurs de rue". Une autre suggère : "Ce que l'affiche aurait dû faire, c'est plutôt : 'Bob sait que les filles s'habillent avant tout pour elle-même. Du coup, il sait qu'une tenue légère n'est pas une invitation à se faire harceler, soyez comme Bob' !" Une troisième propose une collaboration avec une association féministe.

Face à ce tollé, le Conseil lillois de la jeunesse a fait son mea culpa. Il a reconnu que son message "prêtait à confusion". Puis il a retiré les visuels en présentant des excuses et en promettant de faire "mieux la prochaine fois".