"Les réseaux sociaux sont des sauveurs pour des millions de femmes" : Monica Lewinsky revient sur le mouvement #MeToo

L'ancienne maîtresse de Bill Clinton livre son regard sur la situation actuelle dans une tribune publiée par le magazine "Vanity Fair", mardi.

Monica Lewinsky à Beverly Hills (Californie, Etats-Unis), le 26 février 2017.
Monica Lewinsky à Beverly Hills (Californie, Etats-Unis), le 26 février 2017. (JEAN-BAPTISTE LACROIX / AFP)

"Ce qui me permet aujourd’hui de remettre mon histoire en question, c’est de savoir que je ne suis plus seule." Monica Lewinsky écrit une tribune dans le magazine Vanity Fair (en anglais), mardi 27 février, et revient sur le mouvement #MeToo. Vingt ans après le scandale sexuel qui a secoué la Maison-Blanche, l'ancienne maîtresse de Bill Clinton fait le bilan et livre son regard sur la situation actuelle.

"Internet était ma bête noire en 1998. Ses rejetons, les réseaux sociaux, sont des sauveurs pour des millions de femmes aujourd’hui. Elles peuvent partager leur histoire et être accueillies dans une tribu. Même si elles en paient parfois le prix", écrit celle qui se bat aujourd'hui pour défendre les victimes de harcèlement sur internet.

"La notion de consentement était discutable"

La quadragénaire fait un parallèle entre son expérience et la vague #Metoo. Mais elle reconnaît que tout n'est pas comparable. "Certains me disent que mon expérience à la Maison-Blanche n’a pas sa place dans ce mouvement, car ce qui s’est passé entre Bill Clinton et moi n’était pas une agression sexuelle", reconnaît-elle. 

Mais elle questionne la notion de consentement. "Nous pouvons au moins admettre qu’il s’agissait d’un grave abus de pouvoir [de la part de Clinton, alors président des Etats-Unis]", écrit-elle. Et de trancher : "Aujourd’hui, à 44 ans, je ne fais que commencer à comprendre la relation de pouvoir qui se jouait alors entre un président et une stagiaire de la Maison-Blanche. Je me dis que la notion de consentement était discutable."