En pleine tourmente, le judo élit Stéphane Nomis comme nouveau président

L'ex-judoka a été préféré à Jean-Luc Rougé, ex-champion du monde, qui officiait à la tête de la fédération depuis 2005.

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France Télévisions
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Un club de judo amateur à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 29 avril 2018.  (IDHIR BAHA / HANS LUCAS / AFP)

Violemment secoué par une série de révélations de cas de violences sexuelles, le judo français élit un nouveau président. Il s'agit de l'ancien judoka Stéphane Nomis, élu avec 59,99% des voix président de la Fédération française de judo, a annoncé la fédération sur Twitter, dimanche 22 novembre. Il a été préféré à l'ancien président Jean-Luc Rougé, en poste depuis 2005. 

Le judo français, miné par une chute du nombre de pratiquants depuis la crise sanitaire, est secoué depuis près de trois semaines par une série de révélations de cas de violences sexuelles.

Stéphane Nomis, ancien judoka international âgé de 50 ans, désormais PDG d'une société informatique, qui appelait à "briser l'omerta", succède donc à Jean-Luc Rougé, âgé de 71 ans, alors qu'une des affaires au moins pourrait éclabousser les instances du judo tricolore.

Une trentaine de cas de violences sexuelles 

Jeudi, une enquête préliminaire a en effet été ouverte par le parquet de Lille pour des faits d'agressions sexuelles à l'encontre de trois victimes visant un ex-membre du comité de direction fédéral âgé d'une soixantaine d'années, interrogeant sur une éventuelle protection de la part de la fédération.

Comme dans d'autres sports avant le judo, la parole se libère et les témoignages affluent notamment depuis le récit, dans Le Parisien début novembre, d'une ancienne élève racontant avoir été violée par son entraîneur quand elle était mineure.

Selon un dernier pointage, une trentaine de cas de violences sexuelles – sur près de 340 tous sports confondus – a été recensée dans le judo par la cellule mise en place en début d'année par le ministère des Sports.

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