Affaire Polanski : Pascal Légitimus, des Inconnus, compare pédophilie et homosexualité

Le comédien s'est ensuite excusé dans un tweet pour ses "propos flous". 

Le comédien Pascal Légitimus, à Cannes, le 16 mai 2016.
Le comédien Pascal Légitimus, à Cannes, le 16 mai 2016. (VALERY HACHE / AFP)

Tenter la justification, mais s'enfoncer davantage. Le comédien Pascal Légitimus, des Inconnus, a été épinglé sur les réseaux sociaux, samedi 16 novembre, pour ses propos ambigus sur le réalisateur Roman Polanski, toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt de la justice américaine dans une affaire de viol sur une mineure de 13 ans en 1977. Interrogé dans "Les Grandes Gueules" de RMC sur le boycott de son dernier film, J'accuse, Pascal Légitimus a estimé qu'il fallait "dissocier l'homme de l'artiste"

Il a ensuite affirmé avoir côtoyé le réalisateur, un "homme vraiment charmant", il y a une vingtaine d'années, lors d'un "dîner". A  la suite à ce passage télévisé remarqué, Pascal Légitimus a tenu à expliciter ses propos, dans un message partagé sur le compte Facebook des Inconnus. Supprimée depuis, cette plaidoirie a été à l'origine d'une vive polémique. 

"Sade était pervers, Céline vous savez..." 

"Ce n'est pas parce que Polanski m'a invité à déjeuner il y a vingt ans et que j'aime ses films que je suis pour la pédophilie et que je le défends (…). Voltaire était raciste, Sade pervers, Céline vous savez, Genet, Cocteau, Trenet, homosexuels, et pourtant vous appréciez leurs œuvres… Vous avez donc tous et toutes dissocié l'œuvre et son auteur", justifie le comédien. L'analogie entre la pédophilie, le racisme, l'antisémitisme et l'homosexualité est dénoncée par les internautes. 

Sur Twitter cette fois, le comédien s'excuse une nouvelle fois pour ses propos : "Je me suis mal exprimé. Sous le coup de l'émotion, car ayant apprécié ses œuvres auparavant, avant de connaître les détails de toute cette affaire. Je m'excuse auprès de vous et de la communauté LGBTQ+ pour mes propos flous", écrit-il, ajoutant : "Je ne cautionne en rien, évidemment, les faits et gestes de Roman Polanski. Sans rancune." 

"L'émotion, c'est dommage que vous ne l'ayez pas eue pour les femmes violées", rétorque une internaute.