Violences conjugales : plus d'hébergements pour les femmes, plus de sanctions pour les hommes

Édouard Philippe a annoncé mardi 3 septembre plusieurs mesures pour lutter contre les violences conjugales et les féminicides. 101 femmes sont mortes depuis le début de l'année 2019.

FRANCEINFO

Une dizaine de ministres, soit un tiers du gouvernement, a été mobilisée pour une concertation qui va durer deux mois et demi. Mardi 3 septembre, le Grenelle contre les violences conjugales se tenait à Matignon. "Ce parcours de combattante, nos compatriotes nous le disent, elles le vivent seules", résumait gravement le Premier ministre Édouard Philippe. Le gouvernement va débloquer cinq millions d'euros pour ouvrir 1 000 places d'hébergements supplémentaires à partir de janvier 2020 en centres d'hébergement d'urgence et en logements temporaires.

"Double peine" pour les femmes

Mais pour Luc Frémiot, ancien magistrat, ce n'est pas la femme qu'il faut éloigner : "C'est la double peine de les conduire avec les enfants sous le bras à la recherche d'un foyer d'urgence. C'est terriblement traumatisant". Le bracelet électronique est prévu d'être utilisé pour assurer l'éloignement d'un conjoint violent. De même, une suspension de l'autorité parentale sera mise en place pour assurer cet éloignement. Le gouvernement prévoit également à Créteil (Val-de-Marne) l'expérimentation de chambres d'urgence au tribunal, pour assurer un traitement rapide des conflits. Objectif : un traitement des dossiers en 15 jours.

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Le chef du gouvernement Édouard Philippe accompagné de plusieurs ministres a ouvert le Grenelle des violences conjugales mardi 3 septembre 2019 à Paris.
Le chef du gouvernement Édouard Philippe accompagné de plusieurs ministres a ouvert le Grenelle des violences conjugales mardi 3 septembre 2019 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)