Fin de vie : les Français ignorent souvent l'existence des directives anticipées

Aujourd'hui, très peu de Français ont rédigé leurs directives anticipées. Dans notre pays, ce n'est pas un réflexe, souvent par défaut d'information.

FRANCE 3

Le personnel d'un service de soins palliatifs est confronté chaque jour à la fin de vie. Les patients ne sont plus toujours dans un état de conscience. Ils sont peu à avoir envisagé les conditions de leur mort. "À peu près 1 patient sur 50 a rédigé des directives anticipées. Quand il n'y a pas de directives, il faut que l'on décide. Pour cela, on va essayer de recueillir ce que voulait le patient", explique Ségolène Perruchio, chef d'un service de soins palliatifs à Puteaux (Hauts-de-Seine).

Les formulaires sont disponibles sur internet

À ce jour, seuls 14% des Français ont rédigé des directives anticipées. Des formulaires sont à la disposition de tous sur internet. Il suffit de remettre ce document à son médecin ou à une personne de confiance. Des associations conseillent les citoyens qui souhaitent exprimer leurs dernières volontés médicales. Il faut être le plus précis possible. On peut par exemple préciser si l'on souhaite ou pas être réanimé.

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