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Fin de vie : l'Académie nationale de médecine se prononce pour un droit à l'assistance au suicide

L'institution s'y est dit favorable "à titre exceptionnel" tout en écartant le recours à l'euthanasie.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Une résidente d'un Ehpad près de Bordeaux (Gironde), le 14 avril 2023. (FABIEN COTTEREAU / MAXPPP)

Alors que le texte du gouvernement pour "une aide active à mourir" doit être dévoilé "d'ici à la fin de l'été", l'Académie nationale de médecine se prononce pour un droit à l'assistance au suicide. Dans un avis, rendu lundi 17 juillet, l'instance précise que ce droit serait donné "à titre exceptionnel", et écarte tout recours à l'euthanasie.

L'extension des services de soins palliatifs sur tout le territoire français est "impérative", selon cet avis. Si le droit à l'assistance au suicide est retenu dans le futur projet de loi, l'Académie nationale de médecine précise les garanties à mettre en place. Par exemple, "une évaluation collégiale intervenant en amont de toute décision" ou "une autorisation et prescription sans administration du produit létal par les médecins et soignants", c'est-à-dire que le patient doit être en mesure de réaliser lui-même le geste létal.

L'instance, qui réunit des médecins, chirurgiens, biologistes, pharmaciens ou encore des vétérinaires, distingue ainsi ce droit à l'assistance au suicide, de l'euthanasie, où un tiers injecte directement un produit létal au patient qui en aurait fait la demande. Dans son avis, l'Académie nationale de médecine développe les raisons de son opposition à cet acte, qui transgresse, selon elle, "le Serment d'Hippocrate" : "Les professionnels et membres des associations de l'accompagnement en fin de vie s'y opposent et redoutent cette pratique."

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