Petite enfance : un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales accable les crèches

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Petite enfance : un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales accable les crèches Petite enfance : un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales accable les crèches - (France 2)
Article rédigé par France 2 - S. Soubane, M. Martel, O. Palomino, D. Fossard, N. Lachaud
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Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales dénonce négligences, absences de stimulation, humiliations, insultes et cris dans 36 établissements visités. L'enquête a été déclenchée après la mort en juin d'un enfant dans un crèche privée de Lyon.

Des enfants oubliés sur des toilettes ou privés de sieste, faute de lits. Dans son rapport publié mardi 11 avril, l'Inspection générale des affaires sociales dénonce l'accueil de certaines crèches. 45 000 acteurs de la petite enfance ont été consultés, certains décrivent des dysfonctionnements graves. Des manquements qu'aurait subi le fils de Nicolas Havette. Pendant six mois, le petit garçon de deux ans a été accueilli dans une crèche privée. Il aurait été négligé, jusqu'à être retrouvé errant dans la rue.

Un service public de la petite enfance

Les parents ont retiré l'enfant et ont porté plainte. "C'est des couches pas changées, c'est des biberons pas donnés, c'est le fait de récupérer son enfant à 16h30, on a bien vu qu'il n'a pas mangé de la journée. Le fait de dormir très mal. Le jour où on l'a retiré, il n'y a plus eu un seul cauchemar", témoigne Nicolas Havette. Pour certains représentants du secteur, ces défaillances seraient dues au manque de personnel et aux économies exigées par certaines crèches. Le gouvernement devrait prochainement annoncer la création d'un service public de la petite enfance pour améliorer l'accueil des plus jeunes.

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