Rémunération des enseignants : les syndicats claquent la porte des négociations sur le "pacte"

Dans le cadre de ce "pacte", les enseignants auront l'occasion d'être mieux rémunérés, en l'échange de missions supplémentaires telles que des remplacements de courte durée ou de l'accompagnement auprès des élèves.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des enseignants manifestent à Toulouse (Haute-Garonne), le 13 janvier 2022. (MICHEL VIALA / MAXPPP)

Les syndicats enseignants ont annoncé, lundi 6 mars, avoir quitté la table des négociations sur la partie "pacte" de la hausse des rémunérations des enseignants, dénonçant "un alourdissement de la charge de travail des personnels". "Les organisations FSU, Unsa Education, SGEN-CFDT, Snalc et Sud Education ont quitté aujourd'hui (lundi) la réunion consacrée au pacte", écrit l'intersyndicale dans un communiqué commun.

>> Des "missions supplémentaires" pour être augmentés ? Les enseignants se disent "déjà débordés"

Il s'agissait de la deuxième réunion sur la partie "pacte", qui prévoit notamment de nouvelles missions pour les enseignants. Les syndicats FO et CGT avaient déjà quitté les négociations en janvier. Parmi les tâches supplémentaires envisagées figurent des missions "liées aux remplacements de courte durée" ou d'autres "d'orientation et d'accompagnement des élèves".

Un "alourdissement de la charge de travail"

Selon les propositions présentées lors de la première réunion sur le "pacte", dans le second degré (collège et lycée), "un enseignant qui s'engage dans le pacte aura forcément une part de son temps de travail consacrée aux remplacements de courte durée", avait-on précisé au ministère. 

Les concertations sur les hausses de rémunérations des enseignants promises par le président Emmanuel Macron ont repris en janvier, après une première phase à l'automne. Deux réunions ont eu lieu en janvier et février sur la partie "socle" (inconditionnelle) des hausses, en parallèle aux réunions sur la partie "pacte" (liée à de nouvelles missions), la plus contestée par les syndicats.

Selon le communiqué publié lundi, les syndicats disent avoir "confirmation que le pacte est un instrument qui ne répond en rien aux attentes des collègues et aux besoins de l'école". Les organisations déclarent notamment que "loin de contribuer à la revalorisation attendue par toutes et tous, le pacte va conduire à un alourdissement de la charge de travail des personnels. Aucune réponse n'est apportée sur la question des inégalités salariales femmes/hommes : le pacte va même aggraver ces inégalités, c'est inacceptable !"

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