Réforme du bac : Jean-Michel Blanquer annonce des ajustements en maths, français et anglais

Le ministre de l'Education nationale a également retenu des propositions visant à refondre l'organisation des conseils de classe et le rôle du professeur principal, deux institutions mises à mal par la nouvelle organisation par spécialités.

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Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, à la sortie du Conseil des ministres à l'Elysée, le 6 janvier 2020. (XOSE BOUZAS / AFP)

La réforme du bac, et avec elle de l'enseignement en première et en terminale, est entrée en application à la rentrée, pour les élèves de première. Et le ministre de l'Education procède déjà à des ajustements : lundi 6 janvier, il a annoncé avoir retenu plusieurs suggestions du comité de suivi de la réforme, installé fin septembre, dans une lettre adressée aux membres de ce comité, qui réunit des représentants des organisations syndicales, parentales et lycéennes et de l'administration.

Deux options différentes en anglais

En français, le nombre de textes au programme suscitait des inquiétudes. Il pourra être réduit, annonce le ministre : les lycéens de première générale étudieront entre 20 et 24 textes, au lieu des 24 initialement prévus, et ceux de première technologique entre 13 et 16 textes, contre 16 prévus.

En anglais, "il est apparu que l'enseignement de spécialité était trop tourné vers des débouchés littéraires", écrit Jean-Michel Blanquer. En conséquence, les élèves pourront désormais choisir entre deux options : "anglais" et "anglais, monde contemporain".

Des groupes de niveaux en maths

En mathématiques, c'est le niveau d'exigence très élevé qui posait problème à certains élèves. Disparue du tronc commun, la discipline est désormais enseignée sous forme de spécialité, à raison de quatre heures par semaine, avec un programme très lourd. 

"Nous allons travailler à renforcer la constitution des groupes de compétences", annonce le ministre de l'Education, selon lequel "il apparaît que c'est moins le programme qui est en question que l'hétérogénéité du niveau des élèves, et par conséquent des classes".

Enfin, Jean-Michel Blanquer dit vouloir suivre les propositions du comité de suivi au sujet du rôle de professeur principal et de l'organisation des conseils de classe, compliqués par la multiplication des spécialités qui a fait disparaître les classes proprement dites. Il s'agit d'organiser plutôt des "conseils d'enseignement de spécialité" et "proposer aux établissements qui le souhaitent de faire évoluer la fonction de professeur principal" en "professeur référent d'un groupe d'élèves".

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