Contrôle continu du baccalauréat : "Le timing était extrêmement serré", selon le syndicat des chefs d'établissement

Philippe Vincent a réagi sur franceinfo au début des premières épreuves du baccalauréat en contrôle continu. Il a reconnu que la surveillance des épreuves pouvait être difficile à mettre en place dans certains établissements. 

Un élève devant sa copie pour le bac. (Illustration). 
Un élève devant sa copie pour le bac. (Illustration).  (LIONEL VADAM / MAXPPP)

De nombreux élèves de première vont passer à partir de lundi 20 janvier les premières épreuves de contrôle continu comptant pour la note finale du baccalauréat. Des appels au boycott ont été lancés contre ces épreuves très décriées. "Le timing était extrêmement serré", pour les établissements scolaires, a expliqué lundi sur franceinfo Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN (syndicat des chefs d'établissement).

franceinfo : Est-ce que tout a été fait pour que les épreuves se déroulent bien ?

Philippe Vincent : Oui, je pense que tout a été fait pour que cela réussisse. Le timing était extrêmement serré. On a démarré réellement en septembre avec tout un tas d'éléments à gérer dans les lycées pour mettre en place la préparation. Donc, c'est un cordon serré qui nous a été imposé.

Trop serré ?

Oui, vraisemblablement parce qu'on a mis dans le même temps de nouveaux programmes, l'organisation de nouvelles épreuves et on a même la volonté de numériser la correction. C'était sans doute beaucoup dans le même panier de la même mariée.

Comment cela se passe dans votre lycée ?

Jusqu'à présent cela se passait relativement bien dans la mesure où techniquement nous avions réussi à maîtriser les quatre logiciels utiles pour la numérisation. On a cadré les épreuves pour un déroulé du 10 au 14 février, même si certains enseignants rechignaient à corriger pendant les vacances. Depuis quelques temps on voit poindre les mots d'ordre de contestation pour empêcher le bon déroulement des épreuves. On ne peut pas accepter des organisations d'actions coordonnées et ciblées pour créer du trouble, voire avec des intrusions, pour perturber le déroulement des épreuves.

Qui peut surveiller les épreuves si les enseignants ne le font pas ?

Vous pouvez faire appel à l'ensemble des personnels, mais on se retrouve confronté au refus des autres par solidarité. Le principe des E3C [épreuve commune de contrôle continu] c'est que c'est l'établissement qui organise avec ses forces vives, mais au bout d'un moment faute de forces vives l'établissement peut mettre en avant un constat de carence parce qu'il n'est plus en capacité de les organiser.