Baccalauréat : les épreuves de spécialité du mois de mars inquiètent, leur report demandé

Pour certains professeurs et élèves, le report de ces épreuves majeures est devenu indispensable, après le basculement à distance de certains cours au lycée en raison de l'épidémie de Covid-19.

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Radio France
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Un lycéen lors d'une épreuve du baccalauréat, le 18 juin 2018 à Strasbourg (photo d'illustration). (FREDERICK FLORIN / AFP)

Les épreuves sur les enseignements de spécialité du baccalauréat doivent avoir lieu dès la mi-mars et comptent pour un tiers de la note finale. Mais compte tenu de la crise sanitaire et du fonctionnement hybride des lycées à cause de l'épidémie de Covid-19, faut-il les reporter ? C'est ce que réclament des syndicats enseignants et lycéens. Une pétition en ligne a déjà réuni 15 000 signatures. La demande doit être faite mercredi 2 décembre au ministère de l'Éducation lors d'un comité de suivi de la réforme du baccalauréat.

Depuis près d'un mois, Benjamin ne vient au lycée qu'une demi-journée sur deux, le reste se fait à distance. Dans ce contexte, le baccalauréat dès mars stresse l'élève de terminale : "On a l’impression de prendre du retard sur les programmes parce qu’il y a une partie des cours que l’on doit travailler en autonomie ,avec des polycopiés qui nous sont envoyés par les professeurs. Donc, on prend du retard sur le cours."

"C’est très compliqué de s’imaginer prêt pour ces épreuves."

Benjamin, élève de terminale

à franceinfo

Selon certains syndicats enseignants, c'est bien pour cela qu'il faut reporter ces épreuves de spécialité en juin. Et pour une fois, les proviseurs sont sur la même ligne. Bruno Bobkiewicz, du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN), le syndicat des chefs d'établissement, craint aussi une rupture d'égalité entre élèves si un report n'est pas décidé. Seule une grosse moitié des lycées sont passés à un fonctionnement hybride. "Forcément, quand on a un établissement qui maintient les cours à temps complet et un autre qui bascule à mi-temps, l’élève qui a six heures de présence dans l’établissement et l’élève qui a trois heures de présence et trois à distance, ce n’est quand même pas la même façon d’avancer le programme."

Pour l'instant, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer n'évoque pas de report mais un aménagement des épreuves, avec par exemple deux sujets proposés au lieu d'un. Seules les évaluations communes (anciennement appelées E3C) prévues en première et terminale ont jusque-là été annulées, au profit du contrôle continu. 

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